Solène Schnüriger, Audrey Dionis et Naji Seppey

« Touch me Saūle » de Solène Schnüriger, Audrey Dionis et Naji Seppey, est une
performance communicative qui explore la relation de deux corps en mouvement à
travers le toucher. Accompagnée d’une surface digitale de musique, nommé « Touch
Me », on s’immerse dans la rencontre de deux êtres en partageant leurs ressentis,
émotions et expériences.

Valentine Paley

Association Fréquence Moteur

En tant qu’artiste invitée au Dansomètre, Valentine Paley bénéficie d’un temps de résidence pour sa prochaine création « Le milieu » présentée en première à l’Oriental-Vevey et d’un weekend de recherche dans le cadre d’une bourse de recherche octroyée par le Canton de Vaud. Elle a également mis en place, en collaboration avec l’AFM, l’Oriental-Vevey et le Dansomètre, un programme de cours de danse contemporaine pensés spécialement pour les musicien·ne·x·s de la région. Ces cours ont été donnés par la danseuse et pédagogue Luisa Schöfer.

L’association Fréquence Moteur a été fondée à Vevey, en 2014, par Valentine Paley. Attirée par les démarches
collectives, elle s’entoure de proches collaborateur·rice·s pour créer des spectacles de danse contemporaine, des performances et des installations, visibles aussi bien dans des théâtres que dans l’espace public. Elle aime partager sa conception de la scène, comprise comme un lieu pour lequel et dans lequel il est possible de construire et de fabriquer des objets et des dispositifs mais aussi des impressions et des sensations. Sa recherche du mouvement dansé, perméable à des influences imprévues, aboutit à une écriture chorégraphique très personnelle.

Mélina De Lamarliere/ Cie Speak in Silence

En 2015, je crée la pièce « Rana Plaza » basée sur l’effondrement de l’usine de textile au Bangladesh. La tragédie la plus meurtrière dans l’histoire de la « Fast Fashion Industry ». En voyant cette spirale infernale qui ne cesse de s’accroitre pour le pire comme l’atteste l’apparition de « l’ultra fast fashion » avec la marque Shein, qui produit cinq fois plus que Zara. Comment est-ce possible ? Avec une main d’œuvre bon marché et ignorée, l’environnement détruit et par une manipulation hypnotique de notre consommation. Ces axes d’observation ne pouvaient être minimisés sur une seule pièce, ainsi je décide de me lancer dans la création d’une trilogie de pièces pluridisciplinaires, dont le thème est basé sur la course aux vêtements les moins chers, mais à quel prix ? 

Cette deuxième pièce de la trilogie s’efforcer de mettre en lumière les dangers environnementaux. D’une part avec la surproduction de coton où ces 16 dernières années 25000 paysans indiens se sont tués, en buvant un flacon de pesticides. Soit un fermier tous les 30 min. D’autre part avec la pollution des eaux qui ne cesse d’augmenter les naissances d’enfants handicapé mental et/ou physique. 

Je décide d’unir le break avec la danse contemporaine, lié par le travail d’une plasticienne pour inviter les spectateurs à témoigner de ces dangers d’une manière beaucoup plus palpable.  

Au Dansomètre, je prendrai un temps de travail scénique et chorégraphique avec la matière coton et des fils de laine. Puis, un temps de recherche avec des liquides qui envahissent le corps des danseur·ses comme la prolifération de ces produits toxiques.

COLLECTIF FOULLES

Avec Délia Krayenbühl, Hortense de Boursetty, Colline Cabanis, Fabio Zoppelli

Durant cette résidence, nous souhaitons travailler sur notre prochaine création « A prayer before the crack of dawn » qui se décline comme divers moments d’un vaste tableau médiéval — un Moyen-Âge fantasmé et joyeusement absurde, dans lequel la sensualité est un langage et l’hégémonie de la raison inopérante. Interrogeant les normes de genre, les quatre personnages y oscillent entre grotesque et sensualité, entre passé et présent, entre toge adidas et coupe au bol. « A prayer before the crack of dawn » pense la période médiévale comme un terrain d’exploration qui peut se révéler vecteur d’imaginaires émancipateurs.

Les Foulles revendiquent d’être un quatuor complètement fool, une petite foule full d’énergies, full de pratiques, et full d’amitié. Un groupe d’artistes réuni.e.x.s par l’envie commune de créer des mondes loin de toute rationalité. Un groupe d’ami.e.x.s qui prend l’idiotie très au sérieux. Dans leur travail se croisent pêle-mêle, et sans hiérarchie, leurs passions les plus diverses: la musique pop, le comique de répétition, le Moyen-Âge, mais aussi les bâtons de feu, la couture, les paillettes, le break, les coupes de cheveux insolites ou encore les objets miniatures et ceux démesurément grands. C’est en prenant soin du tissage complexe de ces multiples univers que Colline, Délia, Fabio et Hortense créent l’atmosphère unique qui caractérise leurs productions artistiques. C’est souvent à travers de longues improvisations entouré.e.x.s d’objets et de costumes insolites que se révèlent leurs univers, leurs choix artistiques et les qualités de mouvements qui accompagnent chaque recherche.

Malena Sardi/Cie Les Rêves d’Hathor

Avec Marie Fourquet, Marthe Krummenacher, Sophie Le Meillour

« Je suis plutôt compositrice pour la scène que chorégraphe. En revanche, grâce à mes collaborations avec la danse, je crois avoir développé l’écoute du corps et la complicité avec le mouvement. « Trajectoires » a été déclenché avec une image (une posture), ensuite la musique est arrivée.

Souvent, j’imagine ce projet comme une expérience cinématographique « en live », dont son vecteur initial est d’honorer la vie. C’était comme évident. Il fallait le troisième élément, un lien plus concret avec le public : la danse!

Dans cette deuxième résidence au Dansomètre, nous allons continuer dans la même ligne de recherche chorégraphique entamée pendant la première résidence. Cette fois, l’interaction sera avec le médium de la vidéo. »