Les RéDACC 2021

La Compagnie Sada présente les RéDACC, Résidences de Développement Artistique et Chorégraphique Collaborative avec une résidence de création pour jeunes danseur-ses des cantons de Vaud et Genève.
Quinze danseur-ses des cantons de Vaud et Genève ont été sélectionné-es sur audition pour participer à une résidence de création chorégraphique de cinq jours avec Renaud Wiser, chorégraphe contemporain d’origine suisse, établi à Londres et directeur de la Renaud Wiser Dance Company. Ces jeunes danseur-ses en formation pré-professionnelle de Dance Area à Genève et de l’AFJD à Lausanne, âgé-es de 14 à 18 ans, seront plongés au coeur de la création. Ils-elles feront l’expérience du métier d’artiste interprète et des exigences qui en découlent. L’objectif de cette résidence est d’amener les danseur-ses de demain à la rencontre du milieu professionnel et de leur apporter une vision actuelle du métier d’artiste créateur-trice grâce à une expérience concrète. Il s’agit ici de valoriser les processus liés à la création et de favoriser la collaboration entre artistes et chorégraphes. C’est aussi l’occasion pour eux-elle de développer leur créativité et de rencontrer des danseur-ses issu-es d’autres formations en Suisse.

Soutien: Pour-cent culturel Migros

Trajectoires

Surgi du sentiment d’urgence de nos jours, ce projet est « un manifeste poétique d’engagement commun pour la reconstruction et la transmission d’un monde plus rond, plus doux et plus juste où chaque parcours de vie et chaque histoire de vie a de la valeur ». Un mirage sonore et visuel d’architecture complexe, entre nature et contre- nature, avec des textures qui nous amèneront dans des univers connus, peu connus ou ignorés. 

Malena Sardi musicienne compositrice et Marthe Krummenacher danseuse, seront en résidence au Dansomètre.  Fruit de cette rencontre, le dialogue musical et corporel donnera des matières à l’écriture chorégraphique de cette future pièce pluridisciplinaire

Chaos

Entraînés dans une suite de tableaux épurés et contemplatifs, les deux interprètes de Chaos se retrouveront tiraillé·e·s entre leur volonté compulsive de progression et la peur d’aboutir. L’évocation de la lutte à travers des instants imaginés, parfois sublimés, faits de craintes ou d’aspirations profondes, se traduira en mouvements par l’intimité de la lenteur. La recherche chorégraphique sera notamment menée autour de l’affranchissement gravitationnel et temporel.

Still crashing

«Still Crashing» est un tableau vivant en suspension, une conversation entre souvenirs, confessions et puissance d’activation du vivant. 
Après le crash d’un véhicule blindé dans le désert, une brèche temporelle s’ouvre durant laquelle son équipage se réincarne dans une forme mi-humaine, mi-hyène. Empreinte d’un romantisme trash, «Still Crashing» emmène le public dans un univers asymétrique, non-binaire, où les concepts de vie, d’incarnation, et de réincarnation ouvre un réel fragmenté en possibles et remettent en cause le concept fantasmatique d’un «état de nature». Les personnages sont saisi·e·s par les responsabilités d’une vie à l’aube d’un au-delà, coincé·e·s dans un vide à remplir; iels se remémorent, lâchent prise, rient, rient, et rient encore. Iels seront alors nourris d’échanges sincères, non pas pour arriver à la destination finale, mais plutôt pour tenter de traverser, ensemble.

Artiste pluridisciplinaire, Nagi Gianni (TI/GE) se forme dans les Arts Visuels à la HEAD-Genève; parallèlement, il développe son approche au corps et au mouvement en suivant des workshops de danse et en collaborant régulièrement avec des performeur·se·s, chorégraphes et metteur·e·s en scène. En 2019 il fonde sa compagnie, HYENA, et produit actuellement sa première création scénique «Antilopes» qui sera présentée en mai 2021 au Théâtre de l’Usine de Genève, puis à l’Arsenic – centre de productions scéniques contemporaines, Lausanne.

ARIA

Le détail des frictions entre apesanteur et attraction. Le croisement des chemins entre une verticalité et une horizontalité qui fractionne au plus profond la chair et les sens. L’air matière, l’air souffle, l’air caresse qui contient autant qu’il soutient cet être épars.

Baigné au cœur de cet espace, le corps est éther, naissant, mais déjà sculpté, creusé par sa propre chute. Une chute libre qui l’entraîne et le contraint par une accélération équivalant 9.81 m.s-2. Ainsi soustrait au passé et délesté d’un futur sans rédemption, l’esprit s’anime et clame la légitimité de sa propre course. S’élançant alors toujours plus vite, défiant le temps, ce corps dansant s’adonne à un ultime chant de victoire s’élevant vers sa propre finitude. Une célébration à la liberté.

ARIA est un solo qui sera créé pour et avec le danseur Fabio Bergamaschi ; nous approfondirons scéniquement la question de la perte de référence spatiale, l’effacement des horizons par un travail sur l’espace et le temps. Parti d’un postulat abstrait et intime, la recherche chorégraphique se nourrira des temps de dialogue et de réflexions avec Fabio, de nos expériences et de références réciproques, afin de définir la matière artistique pour la rendre à la fois poétique et tangible.

ARIA traitera le thème de la vitesse par le geste, mais aussi par son aspect plus psychologique : l’accélération qui consume, vorace, infinie et compulsive.

Walk with me

Deux danseurs, Anaïs Glérant, Renaud Wiser et deux musiciens, Jean-Samuel Racine, Laurence Crevoisier se réunissent pour mettre en scène deux personnages aux allures parfois clownesques et nous faire voyager dans leurs excentricités intérieures. Ils évoluent avec dérision dans un monde dont les contours leur semblent parfois abstraits voire absurdes.
Entre film muet à caractère humoristique et danse à la gestuelle poétique, Walk With Me raconte l’intime et dévoile ce que nous ne voyons pas. Elle questionne l’indicible de notre personnalité et tente, par le mouvement et la musicalité, de développer une autre forme de langage qui échappe au sens commun.

Wizbadazou (titre provisoire)

Wizbadazou (titre provisoire) est un projet de création pluridisciplinaire proposé par la compagnie En Cie d’Eux pour le jeune public à partir de 4 ans. Il associe la danse contemporaine, les arts plastiques, la musique et la voix chantée. Marie-Elodie Greco et Natacha Garcin sont ici chorégraphes associées et interprètes. Le musicien Benoit Renaudin écrira la composition sonore en direct sur le plateau, en lien étroit avec la chorégraphie. Il utilisera les sons, souffles et voix et les différentes sonorités du papier.

A travers l’origami, art du pliage japonais et point de départ de notre création, nous mettons en avant la richesse de l’imaginaire et de la transformation. Sa mise en œuvre se fait par l’usage de grandes feuilles de papier de différentes tailles et textures en confrontation avec des corps qui s’adaptent à cette matière et la rendent vivante en dansant. Nous souhaitons jouer autour de la thématique de l’apparition et la disparition, et créer un environnement visuel qui s’inspire de la nature et du monde du vivant, qui nous semblent fondamentaux à représenter aujourd’hui.

Par la suite, la yodeleuse Héloïse Fracheboud nous proposera des onomatopées ou types de phrasés puisés dans les quatre langues nationales de Suisse afin de créer des liens aussi au travers du langage vocal entre les différents cantons. La scénographe Anne-Marie Lendi et la costumière Fanny Buchs poursuivent leur collaboration avec la compagnie, après la pièce jeune public Cap sur Oqaatsut ! Enfin, Maud Revy éducatrice spécialisée dans la petite enfance nous accompagnera de son regard clinique et pédagogique, avec une création lumière de Nidea Henriques.

Image – Anne-Marie Lendi