Cie Siamara

La présence dans le corps, dans l’espace et dans la vie, le mouvement en conscience versus la transe, le chemin de l’un à l’autre. Le corps et l’espace ou le corps dans l’espace. Quelles sont les limites, la vibration et la physicalité de chaque état ? Le corps incarné en joie versus l’absence, l’installation des automatismes, le corps suiveur, vide. Présence questionne notre implication consciente dans la vie et dans la société. Un appel à l’éveil des sens et une invitation à se mettre à danser.

Marie Ramsauer, danseuse, performer et pédagogue, vit à Barcelone plusieurs années où elle étudie la danse contemporaine et le théâtre. Elle rencontre David Zambrano avec qui elle étudie et performe l’improvisation à Bruxelles puis entreprends plusieurs voyages en Amérique Centrale lors desquels elle développe sa pratique de danses urbaines, principalement le Krump. Marie enseigne et se produit dans divers festivals, au Mexique, au Guatemala, en Suisse et au long des années et des voyages elle développe un chemin propre à travers l’improvisation. Par une écoute sensible du corps et de l’espace elle pratique la composition instantanée en performance. Marie partage la danse avec des enfants, des personnes âgées, des adolescents.es et s’inspire des cultures et des terres visitées et vécues. Sa compagnie Siamara, basée à Vevey, déploie le mouvement au travers de projets de médiation, de stages et de spectacles.

Association Brøcøliwald

Nous revisitons la chorégraphie de Nijinski « L’après-midi d’un Faune », ainsi que la composition de Debussy. Qu’apporte la relecture de cette œuvre au prisme des préoccupations écologiques d’aujourd’hui? Mi humain mi animal, le Faune est cet être qui peut interroger notre regard, en nous incitant à « apprendre à voir » (Estelle Zhong Mengual, 2021). À travers le prisme d’une relecture eco-féministe, en détournant et nous ré-appropriant les signes, c’est une nouvelle perspective qui prend forme, un nouveau récit, où l’on s’autorise le collage, l’association d’idées, les résonances, l’actualisation.

Artiste-chorégraphe, Lucie Eidenbenz a à son actif plusieurs créations, parmi lesquelles on peut citer : Traum Project (2010), The Boiling Point (2011), Animals are like water in water (2012), Last Plays (2014), Tschägg (2015), Faune, faune, faune (2019), Echooo (2022), ainsi que Les Vagues (2023).

Marion Baeriswyl + D.C.P

Né d’un questionnement quotidien sur notre manière de se lier au territoire sur lequel on vit, Mille lieues ouvre un espace de réflexion sur la question de l’habiter, sur les possibles d’être habitant et sur nos manières d’être au monde. Prenant le lichen comme outil de pensée, Mille lieues se déploie sur un long continuum où danse et musique se tissent en interaction.
Proposition artistique conçue comme un milieu, Mille lieues évolue tout en lenteur. La lenteur comme acte d’attention, pour rendre visible l’invisible, rendre digne d’intérêt les détails et peupler à nouveau nos alentours.

Marion Baeriswyl – conception et chorégraphie

Danseuse-chorégraphe, vit et travaille à Genève. Co-fondatrice du Projet H107, un lieu pour la création en arts vivants à Genève, elle s’intéresse aux contextes de création, de représentation et de transmission.

D.C.P – conception, création musicale et interprétation live

Compositeur et interprète, gérant du label Paco et Gigi Records, son travail musical est notamment influencé par la psycho acoustique, la musique électronique des pionniers du genre, et la musique industrielle.

Compagnie Shafak

Dans un rythme initié par l’enfant, ce trio vibre, comme d’une respiration, ou d’un intervalle entre deux interactions. Cette création redéfinit l’expérience scénique en prenant comme parti-pris l’inclusion de véritables relations familiales en arrière plan.
Ce travail demande aux interprètes de savourer la danse, mais aussi d’en savourer son interruption, et de transformer cette dernière en moteur de jeu. Le corps est ici instrument d’un dialogue silencieux entre ses interprètes. La voix est utilisée comme aire de jeu et créatrice d’atmosphère. Le squelette de la pièce est une forme mouvante et adaptable. Au bout du bout est une création agencée en puzzle, où quelles que soient les réactions de l’enfant, la pièce suit son cours. Dans un univers musical et chorégraphique qui leur est propre, ce trio familial crée son équilibre. Au plateau, joignant les deux bouts : de l’intime au spectacle, du spectacle aux publics, c’est à trois corps que se partage cet instant.

Larbi Namouchi, né en 1984 à Tunis, fasciné très tôt par le Cirque et les arts martiaux, Larbi Namouchi, enfant, débute par les danses de la culture Hiphop, les danses traditionnelles et Soufi.
Margot Libanga est danseuse, artiste du mouvement, chorégraphe, co-directrice artistique et directrice de production pour la Compagnie Shafak, aux côtés de Larbi Namouchi.

WAVE

Depuis 2021, je me forme à la pratique du catch, les soirs après les répétitions. Je combats régulièrement sur le ring de la Geneva Total Wrestling sous le nom The Iconic Charlie. Fascinée par cet univers haut en couleurs, j’explore la création d’un alter égo hué ou adulé du public et l’empouvoirement que cette pratique peut procurer. Pour cette semaine de résidence au Dansomètre, je souhaite explorer les liens entre danse, catch et œuvre théâtrale. Comment cette pratique aux codes très marqués peut-elle se façonner différemment pour tendre vers une proposition artistique singulière ?

Pauline Raineri est danseuse, chorégraphe et porteuse de projets. Elle fonde la compagnie WAVE à Genève avec laquelle elle crée des pièces chorégraphiques et diverses performances. En 2022, elle co-fonde et organise le festival LA BAIGNADE. En 2023, elle co-crée avec Sophie Ammann, le duo « JO & ALEX » pour la rue.
Arnaud Mathey est comédien, metteur en scène et porteur de projets. Il fonde la compagnie Nigave à Genève avec laquelle il crée des spectacles de rue. En 2023, il crée le seul en scène « Petite Brume » d’après le roman de Jean-Pierre Rochat au Théâtre de l’Orangerie à Genève.

Tommy Cattin

Bellini Boy, aka Tommy Cattin, présente un nouveau solo qui naît d’un besoin de revenir au corps pour interroger ses cicatrices, sa puissance, son vibrant besoin de réconciliation ; peut-être une tentative de retrouvailles, peut-être un geste pour être présent et exister, encore. Véritable travail de reconstruction de l’intime, cette première version de Je devais naître mêle danse contemporaine, inspirations folkloriques, texte et chant.

Tommy Cattin (1994) est un artiste de danse italo-suisse qui travaille comme interprète, chorégraphe et professeur de danse indépendant. En 2020, il a créé sa compagnie EREM dance | Tommy Cattin à Delémont, en Suisse, après plusieurs années passées à danser et étudier à l’étranger.

Cie Slow

Nous partons du postulat que la voix comme instrument c’est le corps. La voix est produite par le corps. Et sa production engage déjà un certain nombre de mouvements (visibles ou invisibles) du corps. Ce qui m’intéresse c’est comment la voix influence et même peut devenir un soutien du mouvement dansé.
Mon projet est de partir de la voix vécue, des sensations corporelles-vocales, et de situer la recherche dans le corps qui effectue différentes tâches simultanément.

La Cie SLOW naît en 2019 sous l’impulsion de Laura Gaillard. L’association développe depuis plusieurs projets articulant toujours le mouvement et la voix parfois autour de texte ou de l’écriture. En 2020, elle produit la performance « Acte en chanter », un solo de danse interactif mêlant voix, écriture poétique, et danse. En 2021, elle crée le spectacle « Ballade Assise », pièce participative destinée à un public de seniors pour lequel elle reçoit le Prix du mérite culturel d’encouragement de la Ville de Renens. En 2022, elle produit « Dulcis Mater » une version sensible, dansée et chantée de la partition musicale du Stabat Mater de Pergolèse.

Collectif SymPa

Réverb met en scène un danseur et une danseuse enclenchant par leur mouvement un cycle improvisé de questions-réponses. Sur fond de DJ set house et techno, le duo laisse spontanément la musique s’immiscer dans le dialogue, permettant de laisser apparaitre des moments de symbiose et de rupture entre les interprètes. Ce qui crée une réaction en chaîne, longue et persistante à la manière dont le son se propage dans les grands espaces clos ou se réverbère grâce à un effet électronique.

Le collectif SymPa est composé de Jocelyn Kagina et Marianna Selicka, qui fréquentent le milieu romand, puis international des danses freestyle depuis près d’une dizaine d’années et manifestent, à plus d’une occasion, une passion viscérale pour la House dance. L’un originaire de Genève, l’autre vivant à Lausanne, c’est durant des sessions et événements de danse ponctuels que les deux artistes échangent leur vision de cette culture. Leur récente collaboration leur font réaliser que l’essence de leurs interactions donne bien plus de place au mouvement qu’à la parole. C’est ce qui les a motivées à mettre en scène leur propre métalangage.

Neil Höhener

« An Act » aborde les questions de l’identité et de la transformation. J’y explore mon corps à la fois concret et fluide, le sentiment de possession, et je me montre vulnérable et enjoué. Mes actions conduisent à une déconstruction performative des catégories fixes. Avec « An Act », je veux créer une pièce qui invite, ne veut pas définir et confronte. Dans mon processus de création, je travaille de manière intuitive, en explorant le potentiel expressif du corps et de la voix. Des images intérieures m’inspirent pour mes créations. Je me plonge dans mes propres fantasmes et, à travers leur mise en œuvre physique, je teste différents personnages, leurs histoires et leur relation au monde extérieur. Je veux explorer les limites d’un large spectre. Honnête et complet.

Neil Höhener est un danseur et chorégraphe originaire d’Arbon (Thurgovie). En 2019, il a obtenu un Bachelor of Arts en danse contemporaine à la Haute école des arts de Zurich. En tant que danseur, il s’est engagé au niveau national et international. Entre autres avec la Cie Marchepied, la Cie La Ronde et le Club Guy et Roni, Poetic Disasters Club. Il a présenté ses propres pièces courtes, comme le solo « White Room » au Skopje Dance Fest et à l’ouverture de la Tanzhaus de Zurich en 2019. Son solo « take a seat » a été présenté au Festival international de théâtre de danse solo de Stuttgart, à InciDance Friborg, au Tanzfest Winterthur et au Festival de danse solo d’Ankara, entre autres. Son duo No Controles, qu’il a développé avec Moira Lafosse, a été présenté à Mixed Pickles # 12 au Roxy Birsfelden et peut être vu en 2023/24 au Brücki 235 Festival, au Zürcher Theater Spektakel, au Tanzfestival Winterthur et au Théâtre du Jura. Dans son travail, Neil Höhener s’intéresse aux thèmes de la personnalité, de l’identité et de l’absurdité. En 2023/24, il est artiste associé au TanzPlan Ost. Au cours de l’année, il développera son solo autobiographique « An Act » (titre provisoire).

Panzetti / Ticconi

Dans cette prochaine œuvre, nous nous inspirons de l’arène antique, un espace riche en conflits historiques, pour explorer les complexités de la condition humaine à travers les dimensions du conflit et de la compétition. S’inspirant de la spécificité des espaces agonistiques, notre performance nous mettra dans la peau des deux danseurs de la pièce, dans une relation dynamique rappelant une compétition athlétique. En nous concentrant principalement sur le vocabulaire de la course, nous étudierons la dimension du temps, en réfléchissant au monde de l’accélération et de l’hyper-performativité qui caractérise nos vies modernes.

Ginevra Panzetti et Enrico Ticconi, basés à Berlin et à Turin, travaillent en duo depuis 2008. Leur recherche artistique mêle la danse, la performance et l’art visuel. Approfondissant les thèmes liés à l’union historique entre la communication, la violence et le pouvoir, ils s’inspirent d’imaginaires anciens, créant des figures ou des images hybrides entre l’histoire et la contemporanéité.
Ils ont acquis une reconnaissance internationale avec leur œuvre chorégraphique Harleking (2018) qui a été présentée à la plateforme européenne Aerowavers Twenty 19, à la New Italian Dance Platform et par Tanzplatform Deutschland 2020.